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Le parc de la Tête-d’Or

   
Auteur : Vincent Desplanche
Photographies - Illustrations : Vincent Desplanche
Editeur : Gallimard, collection « Carrés de jardin »
Date de dépôt : avril 2007

La collection « Carrés de jardin » des éditions Gallimard est réalisée avec le soutien de la Fondation Gaz de France dont une des vocations est l'aide à la réhabilitation et à l'entretien de jardins publics et privés. Ces ouvrages rendent hommage aux principaux jardins de France ouverts au public, manière de sensibiliser à l'urgente nécessité de protéger la nature et au travail des jardiniers. Elle est déclinée sous la forme de carnets d'aquarelles. Plus grand parc urbain de France, le parc de la Tête d’or* à Lyon (Rhône) mérite à juste titre sa place dans cette collection, d'autant plus que l'année 2007 marquait les 150 ans de sa création. Situé dans un méandre du Rhône, d'une superficie de 117 hectares, il est le cadre idéal pour les promenades et les loisirs des habitants de la troisième ville de France. Les dessins, signés de Vincent Desplanches, sont précédés d'un historique dû à Dominique Legrain, directeur de la collection qui retrace cette histoire sans oublier la légende selon laquelle serait caché en ce lieu un trésor comportant notamment une tête de Christ en or massif, à laquelle le parc doit donc son nom. En 1856, Claude-Marius Vaïsse, maire de Lyon, préfet du Rhône et rénovateur de la ville (à l'image du baron Haussmann à Paris), présente un projet de vaste jardin public au conseil municipal. Son aménagement est confié aux frères Denis et Eugène Bühler, célèbres concepteurs de jardins paysagers dont le parcours et les références sont rappelés. Le chantier lyonnais se déroule de 1857 à 1859 : terrassements, plantations, réalisations de la ménagerie (daims, loups, renards, ours, singes, crocodiles...), du jardin botanique et de ses serres. A partir de 1870, le parc est en état d'abandon et sera restauré dès 1876. Il est agrémenté de ses célèbres grilles en ferronnerie d'art au début de l'année 1900. Aujourd’hui, il est « le » parc des Lyonnais et est également détenteur du label « jardin remarquable », décerné par le Ministère de la culture et de la communication sur des critères de composition, d’intégration dans le site, de qualité des abords, d’intérêts botanique et historique, d’entretien et de gestion.

Un plan aquarellé permet de prendre conscience de la composition du parc et de ses principaux éléments comme la porte des Enfants du Rhône (retenue pour illustrer la couverture de cet ouvrage), la Petite Suisse, le lac, la pelouse de la Coupole, l'île du Souvenir, la roseraie de concours, la roseraie internationale (figurant parmi les 22 plus belles du monde), le vélodrome, le bois, le parc aux daims, la place de Guignol, la Plaine africaine, le zoo, le jardin botanique, les serres, l'administration et le parking des autocars. Les pages suivantes proposent une véritable visite parmi les couleurs et allées du parc dont le cadre est restitué grâce à d'habiles coups de pinceaux de l’artiste. A l'horizon, les promeneurs remarquent ainsi la silhouette de la tour du LCL, dite le « crayon » (architecte : Araldo Cossutta & Associates), les villas du boulevard des Belges ou encore la récente Cité internationale due à l'architecte italien Renzo Piano.

Différents éléments du patrimoine du parc sont représentés en aquarelle comme le petit pont de la roseraie internationale, la serre hollandaise, la serre Victoria, l'embarcadère « Art déco », la Plaine africaine, Guignol (figure lyonnaise bien connue), le petit train, l'orangerie ou encore les prairies fleuries marquant le renouveau actuel de la gestion du parc. Les plantes sont aussi à l’honneur, qu’elles poussent autant en son sein, sur les berges, dans les serres. Ainsi les dessins mettent en valeur lis, rosiers, nénuphars, lotus, platanes, cèdres du Liban, oreilles d'éléphant (Alocasia macrorrhiza) Les animaux sont aussi croqués car le site possède une belle avifaune ainsi qu’un parc zoologique réputé. Plusieurs espèces ont ainsi attiré l’attention de l’artiste comme les bufs watusi, colverts, cygnes, daims, écureuils, éléphants, girafes, lions de l'Atlas, mangabeys à joues grises, tigres ou zèbres de Grévy. Les promeneurs sont également représentés comme les footballeurs et les cyclistes, eux aussi nombreux au sein du parc. L’entretien du site est évoqué à travers les dessins de jardiniers à l’uvre, à pied, en tracteur, en équipe hippomobile ou en véhicules électriques. Cette gestion du parc est détaillée en fin d’ouvrage grâce à un texte de Daniel Boullens, directeur des parcs et jardins de la ville de Lyon. Il revient sur l'évolution du travail des jardiniers (mécanisation, arrosage automatique, traitements phytosanitaires), la politique de respect de l'environnement, la certification ISO 14001 obtenue en 2005 pour la qualité du management environnemental du parc, la suppression des produits phytosanitaires, les prairies fleuries, la diminution des ramassages de feuilles, la limitation de l'usage des souffleuses et l’emploi de biocarburants. Ce carnet d’aquarelles se termine par le traditionnel chapitre des informations pratiques (horaires, conditions de visites, sites Internet, bibliographie).

Pour en savoir davantage sur le parc de la Tête d'or, d'autres lectures sont conseillées à l'instar de celles des livres « Le parc de la Tête d’Or », « Flâneries au parc de la Tête-d’Or » et « Les animaux du parc de la Tête d’Or ».

Il est également à signaler les autres volumes de la collection « Carrés de jardin » : « Les jardins de Villandry », « Notre-Dame d'Orsan », « Le potager du roi », « Les jardins ouvriers », « La Bambouseraie », « Le jardin de Claude Monet à Giverny », « Val Rahmeh » et « Le jardin de l’île de Batz ».

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur le parc cité dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur le lien suivant :

Parc de la Tête d’or



© Conservatoire des Jardins et Paysages / août 2008

 
72 pages - 18.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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