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Atget à Sceaux

   
Auteur : Sous la coordination éditoriale de Marie-Christine Leclerc
Editeur : Musée de l’Ile-de-France / Editions d'art Somogy
Date de dépôt : septembre 2008

Depuis le 6 octobre 2008 et jusqu’au 6 février 2009, dans le cadre des Ecuries et du parc de Sceaux* (Hauts-de-Seine), le musée de l’Ile-de-France rend hommage au photographe de renommée internationale Eugène Atget (1857-1927) à travers l’exposition « Atget et Sceaux, entre rêve et réalité ». Elle met à l’honneur deux albums inédits réalisés dans les années 1920 par Atget et respectivement dédiés à la ville et au parc de Sceaux. Ces albums comportant en tout 88 photographies (24 pour la ville et 64 pour le parc) ont été acquis par le musée de l’Ile-de-France en 1994. Leur intérêt réside dans le fait qu’ils sont complets (fait assez rare), mais surtout qu’ils ont été fabriqués par Eugène Atget lui-même. Cette série sur Sceaux a en grande partie contribué à établir la notoriété du photographe, toujours soucieux d’inventorier le patrimoine. Il avait découvert la ville de Sceaux en 1901 et y est revenu à plusieurs reprises jusqu'en 1925.

Le catalogue de cette exposition présente les 88 photographies des albums. Elles révèlent qu’Eugène Atget, artisan de l’inventaire architectural du vieux Paris, est un témoin privilégié du début de la résurrection du domaine de Sceaux. Bien qu’il soit alors une récente propriété du département de la Seine, le parc à l’abandon est convoité par des promoteurs immobiliers. Eugène Atget a exploré ce lieu dans cet état de friche qu’il immortalise avec ses clichés, qu’il préfère dénommer « documents ». La première partie du catalogue présente le travail d’Eugène Atget (technique de l’aristotype, épreuve sur papier à partir d'un négatif en verre au gélatino-bromure d'argent), suivi des reproductions du premier album (la ville) puis de celles du second (le domaine). Les photographies de couleurs sépia et d’une grande qualité esthétique sont reproduites en pleine page. Ainsi, la ville de Sceaux et en particulier la rue Voltaire est présentée au cours du premier quart du XXe siècle (escalier, portail, fontaine). Le jardin de la Ménagerie est aussi à l’honneur dans le travail du photographe. Dans le parc, les clichés représentent l’entrée principale, les statues, les piédestaux, le bassin, le pavillon de l’Aurore A chaque fois, les marques du temps sont perceptibles sur la pierre (statuaire et architecture).

En fin d’ouvrage, un plan du domaine de Sceaux en 1925 reprend les éléments photographiés par Atget et notamment les sculptures (terme de « Vertumne », sculpture de « La Servitude », vases de l’allée de la Duchesse, « L’enlèvement de Proserpine », « l’Orateur », « Paetus et Arria », « Oreste et Electre », « Castor et Pollux » et « Apollon et Daphné »).

En complément de l’exposition et de son catalogue, un parcours complémentaire dans le parc a été imaginé afin de suivre les pas d’Eugène Atget dans les allées du parc. 11 photographies ont été mises en scène en grand format sur des panneaux à l’endroit même où le photographe les a prises en 1925. Cette scénographie permet de comparer l’état actuel du parc avec ce qui a suscité de l’intérêt chez le photographe. Au-delà de l’exposition, ces panneaux auront disparu, mais à l’aide de cet ouvrage, il sera toujours possible de comparer le Sceaux d’Atget et le Sceaux contemporain, grâce aux deux albums réalisés par un photographe dont l’influence a marqué tout le XXe siècle.

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur le parc cité dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur le lien suivant :

Parc de Sceaux



© Conservatoire des Jardins et Paysages / novembre 2008

 
112 pages - 19.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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