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Les roses de Bagatelle

   
Auteur : Madeleine Chapsal
Editeur : Le livre de poche n° 30776
Date de dépôt : avril 2007

En 2005, Madeleine Chapsal publie « Les roses de Bagatelle », roman désormais disponible en édition de poche. Journaliste et membre du jury du prix Femina, Madeleine Chapsal est également une amoureuse des jardins. Pour mémoire, se reporter à « Jardins d'écrivains » de José Cabanis et Georges Herscher chez Actes sud (1998), où elle présentait ses trois jardins (dans le Limousin, à Saintes et sur l'île de Ré). En 2003, elle évoquait au gré du temps, des humeurs et des saisons, avec « Dans mon jardin », les relations amoureuses, la vie commune, entre son jardin et elle (dont l’édition, toujours dans « Le livre de poche », est également présentée dans cette même rubrique Internet). Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les jardins occupent encore une place de choix dans ces « roses de Bagatelle ». Elle y dépeint notamment le parc de Bagatelle* (Paris) en ces termes à travers les propos de son héroïne : « Enfant, avec ma gouvernante, puis adolescente, à bicyclette et même à cheval, j'avais beaucoup fréquenté le bois de Boulogne et j'en connaissais les coins et recoins : le Racing, le Pré-Catelan, la Grande Cascade, les clubs équestres Tout à l'époque était jardin, verdure, feuillages, sentiers ; il y avait même des animaux sauvages tapis dans les fourrés Situé au cur de ce qui demeurait encore un véritable bois, le parc de Bagatelle semblait sorti d'un songe : un domaine secret comme ceux appartenant aux fées, qui ne se découvrent qu'aux amoureux au cur pur égarés en forêt de Brocéliande ou sur la carte du Tendre ». Ce roman conte un amour fou et impossible, né d'une relation adultérine entre un homme marié et une jeune femme dans les années cinquante. Cette histoire est racontée par Mathilde comparant de nos jours, parfois avec amusement, parfois avec nostalgie, notre époque avec les années d’après guerre. Sans réel suspens, la séparation est implicite car dès le début, le lecteur comprend que Léonard, n’a pas la moindre intention de divorcer. Cependant, ce récit est des plus vivants, suivant la lecture des lettres redécouvertes par Mathilde, se remémorant sa folle passion pour Léonard, trentenaire comme elle, ne pouvant vivre cette passion que de jour car il rentre chaque soir dans son foyer. Cette relation est riche de leurs échanges sur les intellectuels de Saint-Germain des Prés, mais est surtout intense lors de leurs retrouvailles liées à un jardin. Le plus souvent il s’agit de la roseraie de Bagatelle où les deux amants se rendent quotidiennement, à la recherche de la « rose bleue ». Leurs tendres rendez-vous passent par les jardins de Fontainebleau* (Seine-et-Marne), le domaine national de Saint-Cloud* (Hauts-de-Seine) alors peu entretenu mais avec le charme déployé par la Grande cascade et le jardin du Trocadéro, ou le domaine de Versailles et de Trianon* (Yvelines), si différent d'une saison à l'autre, qu'ils visitent au fil de l'année. Cette femme et cet homme ressemblent aux yeux de tous à un couple comme les autres. Raconté selon la vision de Mathilde, ce récit vivant est étayé par les lettres pleines de poésie de Léonard et ses humoristiques dessins d’éléphants le symbolisant du fait de son nez un peu long, Mathilde ayant, quant à elle, les traits d'un kangourou. Arbres, feuillages, fleurs, tempête de 1999, parfums et couleurs sont des notions hortésiennes parcourant ce roman passionné.

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur les jardins cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Parc de Bagatelle

Jardins de Fontainebleau

Domaine national de Saint-Cloud

Domaine de Versailles et de Trianon



© Conservatoire des Jardins et Paysages / novembre 2007

 
256 pages - 6.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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