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Le Festin n° 58 : « Jardins du Périgord »

   
Auteur : Articles d’auteurs variés sous la direction de publication de Xavier Rosan
Editeur : Le Festin
Date de dépôt : juin 2006

Dans son numéro de l'été 2006, « Le Festin », la revue de l'identité culturelle de l'Aquitaine, ouvre un dossier sur les jardins du Périgord. Il est dû à l'architecte-paysagiste Françoise Phiquepal, responsable de la restauration du parc bordelais* à Bordeaux (Gironde), mais surtout chargée de l'inventaire des jardins remarquables d'Aquitaine initié par la conservation régionale des Monuments historiques en 2002. Elle présente les cinq jardins de Dordogne ayant récemment bénéficié d'une protection au titre des Monuments historiques, caractérisés par une cohérence de leur agencement et par des perspectives grandioses. Les quatre premiers ne sont accessibles au public que sur rendez-vous. En premier lieu, le jardin du château de Clauzuroux à Champagne-et-Fontaine (Dordogne), daté du XVIIIe siècle, est articulé autour d'un parcours d'eau théâtralisé par un escalier d'eau et deux ponts ornementés. Une terrasse à balustrade dominant un parterre entouré d'eau et un potager avec une pergola, support d’une collection de rosiers et de cépages de vigne sont les autres éléments du jardin, sans oublier un bois d'agrément avec salle de verdure dénaturée par la tempête de 1999. Le deuxième site est le parc du château de la Bourlie à Urval (Dordogne), ayant adopté en 1732 le schéma d'un domaine classique dit « à la française ». Il est remarquable par sa grande terrasse, mais aussi son orangerie et sa chapelle datant du XIXe siècle. A cette époque, le parc classique évolue vers le style anglais par touches légères. Une intervention contemporaine renforce l'intérêt du jardin avec des plantations de roses rares, de simples et d'arbustes de collections. Au château de Cumond à Saint-Antoine-de-Cumond (Dordogne), un jardin irrégulier du paysagiste Eugène Bühler (1822-1907) datant de 1875 juxtapose un parc régulier aux alignements en charmes. Le modelé de terrain souple d'Eugène Bühler est planté de massifs d'arbustes fleuris constituant autant de points d'accroche visuels. Ces bosquets aux contrastes de couleurs et de volumes sont caractéristiques du style du paysagiste du parc Bordelais et du parc de la Tête d’or* à Lyon (Rhône). Le parc du château Beaumont à Saint-Cyprien (Dordogne) est le quatrième site présenté. Il a été créé en 1903-1904 par le paysagiste Edouard André (1840-1911), concepteur notamment de la roseraie de L’Haÿ-les-Roses* (Val-de-Marne), à l’honneur avec la parution de « Florilège », ouvrage également présenté dans cette même rubrique Internet. Ici, il a transformé les huit hectares du jardin paysager en un « parc romantique ». Deux niveaux de terrasses, une pelouse centrale avec un parterre d'eau marquent la perspective linéaire s'ouvrant sur le paysage collinaire environnant. Effets d'optique et végétaux colorés judicieusement positionnés donnent toute la force du projet dans cet espace arboré de style irrégulier. Les derniers jardins sont sans doute les plus connus car ouverts au public : ceux du château de Losse à Thonac (Dordogne). Etablis au-dessus de la Vézère, ils ont été réécrits en respectant la configuration historique du lieu. La mise en scène s'articule autour d'un jardin de topiaires, d'un autre avec une résille de buis, de salles de verdure, d'un quinconce de noyers, de charmilles, de bassins, l'ensemble dans une inspiration contemporaine. Les photographies d'Antoine Guilhem-Ducléan illustrant l'article inciteront les plus passionnés des lecteurs à découvrir ces sites périgourdins témoins de l'histoire de l'art des jardins. Il est à noter que les jardins de la Bourlie et de Losse sont détenteurs du label « jardin remarquable » décerné depuis 2004 par le Ministère de la culture et de la communication sur des critères de composition, intégration dans le site, qualité des abords, intérêts botanique et historique, entretien, gestion... Au sommaire de ce numéro 58, sont aussi à remarquer un article sur le Cap-Ferret et un autre sur les 100 ans d’Arnaga* à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), la propriété d'Edmond Rostand, l'auteur de « Cyrano de Bergerac », à qui le Festin vient justement de consacrer un ouvrage, également présenté dans cette même rubrique Internet, permettant notamment d’en apprécier le jardin.

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur les jardins cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Parc bordelais

Parc de la Tête d’or

Roseraie départementale du Val-de-Marne

Jardin d’Arnaga



© Conservatoire des Jardins et Paysages / décembre 2006

 
128 pages - 10.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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