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Regards sur notre patrimoine n° 17

   
Auteur : Articles d’auteurs variés sous la rédaction en chef de Dominique Néouze
Editeur : Société des amis du vieux Reims
Date de dépôt : juin 2005

La société des Amis du Vieux Reims a pour but d'aider à la protection, à la conservation, à la mise en valeur du patrimoine de la ville de Reims (Marne) en maintenant et en enrichissant une réserve d'archives dans le dessein de transmettre ce patrimoine aux générations futures.
Elle édite un bulletin dénommé « Regards sur notre patrimoine ». Dans le numéro 17 (juin 2005), un article est consacré à une promenade japonaise avec Hugues Krafft, le fondateur de ladite société en 1909, dans lequel Annette Leduc Beaulieu, research consultant au Minneapolis institute of arts, raconte la nippophilie de l'ethnographe Hugues Krafft parti autour du monde en 1881 avec son jeune frère et deux autres compagnons rémois.
Sa découverte du Japon le bouleversa tant qu'il y resta huit mois durant. Ses clichés photographiques constituent un témoignage important d'une civilisation s'ouvrant alors à l'Occident. Il est à l'origine d'une double-commande pour deux maisons japonaises construites à Tokyo et destinées respectivement pour lui-même aux Loges-en-Josas (Yvelines) et pour la duchesse de Persigny dans le jardin de la villa des Lotus à Cannes (Alpes-Maritimes).
Elles ont ensuite été remontées par des charpentiers japonais. C'est ainsi que dans les Yvelines en 1884, le premier grand parc français est aménagé à la japonaise : le parc de Midori-no-Sato (« colline de la fraîche verdure »), dont il est aisé de comprendre l'ambiance grâce à des clichés de Krafft, à la peinture de 1913 illustrant la couverture de ce numéro, et une description d'Albert Maumené, l'auteur de « La mosaïculture » (1870), donnée dans la revue « La vie à la campagne » en 1909.
Ce jardin a été aménagé par Wasuke Hata rencontré par Krafft lors de l'exposition universelle de 1889. L’uvre de ce Japonais lui apporta la notoriété auprès d'un petit cercle d'initiés proches de Krafft. Hata travailla donc pour Robert de Montesquiou, la comtesse Greffulhe et le baron Edmond de Rothschild. Hata, enterré au cimetière du Père Lachaise* (Paris) a même inspiré un personnage dans les romans de Marcel Proust. Dans ce même numéro de « Regards sur notre patrimoine », un compte rendu de la promenade d'automne 2004 s'étend sur le château de la Motte-Tilly* (Aube)auquel est consacré un numéro de la collection « Itinéraires » chez « monum, éditions du patrimoine », également présenté dans cette même rubrique Internet.

* Plus d’informations
Pour en savoir davantage sur les jardins cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Cimetière du Père Lachaise
Jardins de la Motte-Tilly



© Conservatoire des Jardins et Paysages / décembre 2005

 
40 pages - 8.00
     
   
   
   
 
   
 
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