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Le palais du Roi de Rome, Napoléon II à Rambouillet

   
Auteur : Jean Blécon
Editeur : Editions d'art Somogy
Date de dépôt : décembre 2004

D’une superficie de 5300 m2, le jardin du palais du Roi de Rome est un des lieux culturels bien connus de Rambouillet (Yvelines), ouvert tous les jours de 14 heures à 19 heures. Restauré en 1991 et d'ambiance romantique, il est depuis 1989 la propriété de la Ville de Rambouillet, tout comme l’aile ouest de l’édifice attenant où se déroulent des expositions thématiques temporaires.
En 2001, est créé, dans ce même bâtiment, le Musée du jeu de l’oie (collection Dietsch), riche de 2500 jeux. Cette demeure, dont il ne subsiste que les deux ailes depuis la disparition du corps de logis central entre 1836 et 1841, se situe place du Roi de Rome, à quelque 350 mètres du domaine national de Rambouillet. Le visiteur peut apercevoir au loin les tours du château. Dans le jardin, deux plaques de Noël Tomi rappellent l’histoire du lieu : « Le Roi de Rome proclamé Napoléon II joue dans ce jardin une dernière fois. Exilé à Vienne (Autriche), Duc de Reichstadt mort à Schönbrunn dans sa 22ème année » et « Dans ce parc solitaire à l’ombre des grands arbres, le petit Roi de Rome a foulé enfant blond ces sentiers, ces allées, ces escaliers de marbre et partout apparaît l’image de l’Aiglon ». En effet, ce lieu est lié à la courte existence de l'Aiglon, le fils de Napoléon Ier, né 20 mars 1811, et dénommé le « Roi de Rome ». L’Empereur charge l'architecte Auguste Famin, Grand prix de Rome, de transformer en palais particulier pour son fils, l'hôtel du duc d'Angiviller, gouverneur du domaine de Rambouillet, construit en 1784-1785 par l'architecte Jacques-Jean Thévenin sur l’ordre de Louis XVI et délabré pendant la Révolution.
En 1812, l’édifice prend justement le nom de « Palais du roi de Rome ». Dans cette étude très argumentée (plans, lettres, gravures, cartes postales anciennes, photographies contemporaines, notes bibliographiques, planches, annexes), Jean Blécon raconte cette histoire et décrit les chantiers napoléoniens à Rambouillet. Après un portrait de l’Aiglon, il traite des deux bâtiments successifs, l’hôtel du gouvernement puis le palais du Roi de Rome.
Grâce à des recherches en archives et des plans en couleurs de l’auteur lui-même, il devient aisé de comprendre chronologiquement l’évolution de la parcelle et des bâtiments. A chaque étape, sont précisés la distribution des pièces, les artisans ayant participé aux travaux, mais aussi les constructions annexes : le pavillon du verger (toujours visible) avec de superbes médaillons ovales en plâtre ornant les lambris intérieurs ou le « pavillon impérial », aujourd’hui disparu, construit par Jean-Brutus Rattier, l’un des propriétaires successifs. Car les propriétaires furent nombreux et l’histoire du lieu est ponctuée par le passage de personnages variés tels le duc de Penthièvre ou le baron Fredy de Coubertin. L’étude passe en revue les jardins et notamment ceux des deux bâtiments successifs. A l’époque de l’hôtel du gouvernement, le jardin est dénommé « verger » (d’ailleurs le jardin actuel est également traité en verger afin de rappeler sa première destination.). Il est planté de fruitiers et d’arbres précieux tels catalpa, vernis, bonduc (Gymnocladus dioica), érables et épines
Son auteur serait le célèbre Hubert Robert (1733-1808), peintre, dessinateur et ordonnateur de jardins, aux interventions remarquées au domaine de Versailles et de Trianon* (Yvelines), au parc du château de Rambouillet* (Yvelines)et surtout au parc de Méréville (Essonne). Quant au jardin du palais du Roi de Rome, qualifié vers 1833 par l’ingénieur géomètre du cadastre de Seine-et-Oise, Jean-Antoine Hébert, « d’aspect agréable, disposé de manière anglaise », il est sans doute aussi dû à Auguste Famin.


Ce livre relate vraiment toute l’histoire de cet édifice classé Monument historique en 1995, propriété en relation directe avec le domaine de Rambouillet, établie au nord de la pièce d’eau du « rondeau ». Ce livre existe en version brochée à 29 euros et une autre, reliée, à 38 euros. Enfin, pour en savoir davantage sur ce bâtiment mais surtout sur son environnement et la ville de Rambouillet, détentrice depuis septembre dernier du label « Ville d’art et d’histoire », il est à signaler la parution récente du livre « Le domaine de Rambouillet » de Sophie Cueille, également présenté dans cette même rubrique Internet.

* Plus d’informations
Pour en savoir davantage sur les parcs cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Parc du château de Rambouillet
Domaine de Versailles et de Trianon



© Conservatoire des Jardins et Paysages / décembre 2005

 
176 pages - 38.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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